Air France envisage un plan de départ volontaire

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Air France envisage un plan de départ volontaire

Air France envisage un plan de départ volontaire

Le patron d’Air France (KLM) a souligné qu’après avoir annoncé vendredi 24 avril le plan d’aide du gouvernement français pour répondre à la crise des coronavirus, la nécessité d’accélérer les « réformes structurelles ». Dans le même temps, il a promis « d’avoir le moins d’impact possible sur la société ».

Comment Air France va gérer les 7 milliards d’euros d’aide promis par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire le vendredi 24 avril, sous la forme d’un prêt bancaire de 4 milliards de dollars garanti par l’État, dont 90% sont directement garantis par le prêt de 3 milliards?

Le PDG d’Air France-KLM, le canadien Benjamin Smith, a suivi les grandes lignes du prochain plan de relance dans deux entretiens avec Les Echos et le Journal du dimanche, annonçant qu’il souhaitait « accélérer » la transformation de l’entreprise avec « un impact social aussi petit que possible ».

  • Une flotte clouée au sol

L’aide d’urgence du gouvernement couvrira d’abord la perte sèche de revenus due à la crise du coronavirus et les mesures de confinement prises pour limiter la propagation de l’épidémie. Depuis près d’un mois, la quasi-totalité de la flotte est clouée au sol, elle ne fournit actuellement que 3 à 5% des vols réguliers, et cette situation peut s’améliorer très progressivement, pour au moins trois raisons.

Premièrement, parce que les restrictions de circulation mondiales continueront d’exister, en particulier dans des destinations telles que les États-Unis, la Chine ou l’Afrique. Deuxièmement, il est difficile de redémarrer l’avion dans de bonnes conditions de sécurité. Sans parler de la confiance du voyageur, car il pourrait être définitivement détruit.

  • Un plan de transformation accéléré

Face à toutes ces incertitudes et difficultés, le responsable d’Air France-KLM estime qu’il faudra au moins deux ans pour revenir à un fonctionnement normal, remerciant l’Etat français pour ces 7 milliards de prêts qui permettent « de survivre à cette crise, la plus grave de l’histoire de l’aviation ». Il assure également que la mise en œuvre du plan de transformation lancé en novembre dernier sera « accélérée dans au moins deux domaines: la rationalisation du réseau domestique, qui a généré 200 millions de pertes l’an dernier, et la restructuration de la fonction support opérationnel ».

En termes d’emploi, cela peut se traduire par un plan de départ volontaire, qui reste à déterminer. Lors de la présentation du plan d’aide qualifié d ‘«historique» pour «sauver Air France», le ministre Bruno Le Maire a insisté pour que des mesures soient prises «pour sauver 350 000 emplois directs et indirects qui vont avec».

« Le gouvernement n’a pas déposé de dossier spécifique, mais il a clairement souligné que cet effort financier est principalement destiné à soutenir les salariés d’Air France. Nous veillerons à ce que l’impact social soit aussi faible que possible », a déclaré Benjamin Smith.

  • 2 à 4 milliards d’euros pour KLM

Lors d’une conférence de presse à La Haye, le ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra, a promis une aide d’État de 2 à 4 milliards d’euros à KLM.
La France et les Pays-Bas représentent chacun environ 14%. Il a ajouté: « Nous clarifions les détails de ce soutien », mais le programme ressemble à « des prêts et des garanties ».
Wopke Hoekstra, a déclaré que le gouvernement néerlandais imposera des conditions pour l’octroi de cette aide, telles que le non-paiement de primes, la distribution de bénéfices ou de dividendes.

Pour Air France, il ne s’agit pas de signer un « chèque en blanc ». « Nous fixons des conditions pour Air France. Rentabilité (…) et conditions écologiques. Air France doit être la compagnie aérienne la plus respectueuse de l’environnement au monde. C’est ce à quoi je dois faire face. », A déclaré Bruno Le Maire.

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