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Amazon France prolonge la fermeture de ses sites

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Amazon France prolonge la fermeture de ses sites

Amazon, société de commerce électronique dont le siège est à Seattle gardera ses six entrepôts en France fermés jusqu’à au moins 13 mai suite à la décision du pays de restreindre les livraisons au milieu de l’épidémie alors que la querelle sur les conditions sanitaires continue. Les syndicats affirment que les travailleurs des centres de conditionnement de l’entreprise ne sont pas protégés pendant la pandémie de coronavirus.

La semaine dernière, un tribunal français a ordonné à Amazon de limiter ses livraisons aux articles essentiels lors des contrôles. Près de 20 000 personnes sont mortes en France des suites de Covid-19. La demande mondiale de livraisons en ligne est montée en flèche car de nombreux pays ont fermé leurs magasins pour se conformer aux verrouillages contre les coronavirus.

Le mois dernier, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré qu’Amazon faisait pression « inacceptable » sur ses travailleurs en refusant de les payer s’ils ne se mettaient pas au travail.

Plus tôt en mars, plusieurs centaines de travailleurs d’Amazon ont organisé une manifestation pour protester contre l’entreprise. Les syndicats ont fait valoir qu’Amazon livre très peu de produits d’épicerie, alors que bon nombre de ses livraisons ne sont pas essentielles.

Le géant de la vente par correspondance Amazon prolonge la fermeture de ses six entrepôts en France jusqu’au 13 mai.

Les entrepôts sont fermés depuis le 16 avril, à la suite d’une décision de justice qui a permis à Amazon de ne livrer que des produits essentiels jusqu’à ce que l’entreprise ait procédé à une évaluation des risques pour la santé de ses travailleurs pendant la crise de Covid-19.

Les travailleurs de la société ont fait part de leurs préoccupations concernant leur santé et leurs conditions de travail en Europe ainsi qu’aux États-Unis, affirmant qu’il est presque impossible de pratiquer la distanciation sociale.

L’entreprise affirme que ses directives sont adéquates et qu’elle fournit aux employés des masques faciaux. Mardi, un tribunal a décidé qu’il devait limiter les livraisons pendant qu’une enquête avait lieu pour savoir s’il prenait suffisamment de précautions pour protéger son personnel.

Elle faisait suite à une action en justice du groupe syndical français Solidaires Unitaires Démocratiques (Sud), qui a affirmé que plus de 100 employés d’Amazon étaient contraints de travailler à proximité les uns des autres. Le tribunal a déclaré qu’Amazon « n’avait pas reconnu ses obligations concernant la sécurité et la santé de ses travailleurs ».

Si cela n’était pas respecté, la société se verrait infliger une amende de 1 million d’euros par jour et par infraction, a déclaré le tribunal. Amazon a fait appel de la décision mais a perdu. L’entreprise n’a pas évalué les risques pour ses employés, mais a choisi de fermer tous les entrepôts jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

Dans un nouveau communiqué annonçant la prolongation de la fermeture, Amazon a déclaré : « La pénalité, telle que précisée par la cour d’appel, nous oblige à envisager de poursuivre la suspension d’activité de nos centres de distribution français jusqu’au mercredi 13 mai inclus. Dans le même temps, nous continuons à travailler avec nos partenaires syndicaux et à évaluer la meilleure façon de gérer nos centres de distribution à la lumière de la décision du tribunal. »

Amazon prévoit également de faire appel à nouveau devant la cour d’appel supérieure, la Cour de cassation. Pendant ce temps, les employés qui doivent rester à la maison seront payés à 100% de leur salaire par la société, car le gouvernement a refusé la demande d’Amazon de chômage partiel.

Le ministère du Travail a indiqué que la fermeture des sites amazoniens n’est pas liée à une baisse d’activité mais est liée à une décision de justice et le chômage partiel « n’est pas prévu à cet effet ».

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