Camaïeu : plus de 2600 postes repris par la “FIB”

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2020-12-02T14:29:52+00:00
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admin17 août 2020198 VuesDernière mise à jour :Il y a 4 mois
Camaïeu : plus de 2600 postes repris par la “FIB”

Camaïeu : plus de 2600 postes repris par la “FIB”

Le tribunal de commerce de Lille a préféré le projet de la Foncière immobilière Bordelaise contre celui de l’actuel PDG de l’entreprise de prêt à porter féminin, mis en service le 26 mai.

Le tribunal de commerce de Lille a retenu la Financière immobilière bordelaise (FIB) pour reprendre plus de 2600 salariés des quelque 3100 salariés de la marque de prêt-à-porter féminin Camaïeu, mise sous séquestre depuis fin mai, selon un arrêt du lundi 17 août, consulté par l’Agence France-Presse (AFP). Un autre projet de reprise mené par l’actuel PDG Camaïeu est rejeté.

« C’est une victoire pour l’entreprise, c’est aussi une victoire pour la loi », a répondu l’avocat de FIB Olivier Pardo auprès de l’AFP, qui souhaite que Camaïeu « redevienne la grande entreprise qu’elle était ». Cette OPA a été favorisée par le Comité Social et Economique (CSE) ainsi que par l’intersyndicale CFDT-CGT-FO.

La FIB, fonds d’investissement spécialisé dans l’immobilier commercial, est dirigé par l’homme d’affaires Michel Ohayon, qui a notamment acquis en 2018 vingt-deux franchises Galeries Lafayette en région. Il s’agit de reprendre 511 magasins et 2 659 salariés, sur 634 magasins et 3 146 salariés actuels de l’entreprise. Les employés restants seront licenciés pour des raisons économiques.

  • Le projet de l’actuel PDG écarté

Camaïeu : plus de 2600 postes repris par la "FIB"

« Il y a moins d’interruptions », a souligné Omar Rahni, représentant syndical CGT au CSE, avant de prendre la décision. « Alors, comment soutenez-vous une équipe de direction qui casse une boîte, la remet en santé, obtient une aide d’État, voit l’ardoise enlevée et profite de l’occasion pour fermer des magasins et licencier des gens ? La FIB maintiendra la logistique actuelle avec le prestataire Dispéo et s’engage à garder le siège de Roubaix (Nord) et le bâtiment logistique pendant cinq ans.

La deuxième offre a été faite par l’actuel PDG de la société, Joannes Soënen, et les trois actionnaires du fonds (GoldenTree, CVC et Farallon), soutenus par l’association de maison majoritaire (38%) Unis pour agir ensemble (UPAE). Il prévoyait de conserver 2 520 emplois et de reprendre 446 magasins, dont 43 sous la marque de prêt-à-porter féminin Grain de malice de la galaxie Mulliez.

Le 24 juillet, à l’issue de l’audience, lors d’un procès tendu devant un tribunal de commerce, M. Soënen avait assuré qu’il avait « un plan bien défini, un plan d’action clair » pour que Camaïeu puisse être alimenté pour les dix prochaines années.

Cependant, dans l’arrêt consulté par l’AFP, le tribunal a souligné « qu’aucune amélioration de la situation ne peut réussir sans le soutien des équipes et des salariés. Il est clair que même si on ne peut pas leur reprocher les défauts précédents, l’équipe de direction [actuelle] n’a pas été en mesure ou n’a pas pu gagner et conserver la confiance des employés ».

  • Une faillite programmée ?

Camaïeu : plus de 2600 postes repris par la "FIB"

Créée en 1984, Camaïeu a fait faillite le 26 mai « fortement influencée par la crise sanitaire et l’absence de prêt garanti par l’État [PGE] pour surmonter [cette situation] », selon une source proche de la direction.

Début mars « l’entreprise a commencé à mettre en œuvre le plan de transformation et elle était sur le point de conclure un accord de financement avec les actionnaires et les banques ». Mais « la crise sanitaire a contraint le groupe à fermer brutalement plus de 800 magasins dans le monde », entraînant « une pénurie de 162 millions d’euros », a précisé la source.

Les intersyndicaux et les syndicats des succursales belges et luxembourgeoises appellent à des enquêtes, affirmant avoir une « ferme conviction » que « depuis mars, tout a été organisé » pour « passer par la faillite, pas un plan social négocié ». Ce que la direction rejette.

Selon l’avocat de la FIB Olivier Pardo, l’ordonnance du 20 mai sur les difficultés des entreprises face à l’épidémie de coronavirus, qui assouplit les règles pour que le dirigeant puisse faire une offre pour reprendre sa propre entreprise, ne peut pas postuler pour Camaïeu car « les difficultés ne sont pas liées à Covid, mais aux précédents, et l’offre de la FIB est plus rentable ». « Il serait illégal d’autoriser cette offre », a-t-il dit en sa faveur avant que la décision ne soit prise.

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