Conforama est au bord de la faillite…

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2021-01-14T17:38:16+00:00
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admin19 mai 2020316 VuesDernière mise à jour :Il y a 6 mois
Conforama est au bord de la faillite…

Conforama est au bord de la faillite, But tente une offensive

Cependant, la marque de meubles But veut profiter des difficultés du concurrent à reprendre certains de ses magasins. Pendant que Conforama sollicite un prêt garanti par l’État. Les banques tirent des pieds.

But il a commencé une offensive contre son rival Conforama. Il y a environ 10 jours, la marque de meubles a envoyé à son concurrent une proposition d’alliance industrielle, selon plusieurs sources proches à Conforama.

“Le projet industriel a été présenté au conseil d’administration et à sa présidente, Helen Lee Bouygues, représentant l’actionnaire sud-africain Steinhoff et ses créanciers”, a déclaré l’un d’eux. Il s’agit de l’achat d’une cinquantaine de magasins Conforama en banlieue où But n’est pas présent. La direction des deux groupes a été contactée et n’a pas souhaité commenter.

L’offre But concernerait environ 2 000 des 7 600 salariés du groupe en France. Conforama doit également développer un plan de protection de l’emploi qui vise à réduire 1 900 emplois. “L’objectif est de tendre une embuscade pour utiliser la fragilité de Conforama pour la racheter”, explique un concurrent de l’industrie. Le groupe a un déficit de 360 ​​millions d’euros depuis le début du confinement.

50 millions d’euros en espèces ne suffisent pas pour payer 150 millions d’euros de factures aux fournisseurs. Cette grave pénurie d’argent lui a seulement permis d’ouvrir 19 magasins sur 165 la semaine dernière.

  • “Sans ce prêt, c’est l’annonce de la faillite”

Conforama est au bord de la faillite...

Pour surmonter la crise, Conforama négocie actuellement un prêt de 322 millions d’euros, garanti par l’État à 90%. Bercy a déjà fait un effort car sa garantie est généralement de 70% pour les entreprises de la taille de Conforama. Mais comme Air France, Conforama est une «urgence» avec 8 600 salariés en France. Sauf que les négociations avec les banques sont tendues depuis plusieurs semaines.

LCL, Crédit du Nord, BNP Paribas et HSBC doivent prendre le risque financier des 10% restants, soit 32 millions d’euros. “Les deux premières semblent prêtes à signer, mais les deux dernières sont réticentes”, selon une source interne. La direction craint de ne pas pouvoir obtenir un prêt garanti par l’État qui lui assurera son “trou de trésorerie”. “Sans ce prêt, c’est une demande de dépôt d’une faillite assurée”, ajoute la source.

Vendredi, une visioconférence a eu lieu entre le conseil d’administration de Conforama et les banques, présidée par des équipes du ministère de l’économie. Le prêt garanti par l’État devait être clôturé, mais le manque de BNP Paribas lors de la réunion a entraîné l’échec du contrat. Un coup dramatique qui a provoqué la chute des syndicats ce week-end, la CGT et Force Ouvrière en première ligne. Déjà au milieu de la semaine, l’intersyndicale de la marque a mis la pression en envoyant une lettre à Bruno Le Maire. Une rencontre entre Conforama et BNP Paribas a déjà été organisée lundi dernier.

  • BNP Paribas pointée du doigt

Conforama est au bord de la faillite...

Dans un communiqué de presse, Force Ouvrière a demandé: “Qui profite du crime? Sans ce prêt, Conforama risque d’être transféré à un acheteur prédateur. ” En interne, il existe des doutes sur les liens entre BNP Paribas et le groupe autrichien Lutz, actionnaire de But. La banque française qui a participé à l’acquisition de Butz par Lutz en 2016 “On se demande peut-être si elle ralentit le prêt de Conforama pour favoriser son rachat par But”, explique le représentant des salariés.

La banque ne cache pas la faveur de la troisième méthode. “Si un nouveau projet industriel à long terme était créé pour mobiliser les actionnaires existants ou les nouveaux actionnaires, BNP Paribas enquêterait sur cela”, a affirmé le groupe. Alors que Steinhoff ne veut pas injecter d’argent dans Conforama, le chemin vers l’alliance avec But est sur la table.

Lundi, l’association de gestion CFE-CGC avec Conforama a demandé l’intervention de l’Etat dans cette affaire, accusant BNP Paribas “d’une approche irresponsable”.

  • Bercy peut intervenir en cas de force majeure

Ce mariage est un serpent de mer depuis plusieurs années. Il y a un an But avait déjà proposé une fusion avec Conforama. Mais Steinhoff a refusé, préférant restructurer la marque lui-même, puis mieux la vendre.

D’autant plus que cette alliance aurait de sérieux problèmes de concurrence. Les deux marques ont environ 90 magasins en concurrence frontale. D’où l’offre partielle de reprise d’une partie seulement des magasins Conforama. “Mais il espère obtenir une autorisation spéciale de Bercy”, explique un bon expert en la matière.

En cas de force majeure, le ministère de l’économie peut annuler les concessions de l’autorité de protection de la concurrence pour maintenir l’emploi lorsque le problème est grave. Cette clause est soi-disant “clause William Saurin” a été spécifiquement utilisée par Bruno Le Maire en 2018 pour faciliter la reprise du groupe de William Saurin, plongé dans une fraude comptable après le décès de sa propriétaire, Monique Piffaut. Le ministre de l’Économie a obtenu de l’acheteur qu’il acceptait de conserver l’emploi en échange de sa démission de la vente d’actifs.

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