Coronavirus : le monde face au krach pétrolier 

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Coronavirus : le monde face au krach pétrolier 

Coronavirus : le monde face au krach pétrolier 

Une chute historique jamais vue depuis la première guerre du Golf en 1991, les prix du pétrole bruts sont en chute libre en atteignant leur plus faible niveau depuis le début de la crise de coronavirus. Ce qui a permis aux experts de redouter un krach des marchés pétroliers.

Le baril de WTI (West Texas Intermediate), la référence américaine affiche aujourd’hui 23,96 dollars soit le niveau le plus bas depuis 2002. D’autre part la référence en Europe ; le baril de Brent de Mer du Nord affiche 27,07 dollars, c’est son niveau le plus bas depuis 2003.

Les deux références ont perdu prés de 60% de leurs valeurs depuis début janvier de cette année, suite à une escalade de la tension entre l’Iran et les Etats-Unis. L’analyste de Markets.com Neil Wilson a souligné que le marché rassemble actuellement des conditions les plus basses qu’on puisse imaginer, en ajoutant d’une part qu’il y a un effondrement de la demande due au coronavirus et d’autre part que nous sommes face à une guerre des prix entre les pays membres d’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole).

L’Arabie saoudite face au krach pétrolier 

L’Arabie saoudite étant le premier exportateur d’or noir, est aujourd’hui face à une crise économique et commerciale sans précédent.  « Tout est imprévisible, nous devrions être prêts au pire. » lança un haut fonctionnaire, et il a affirmé qu’il va commencer à convertir une partie de son salaire en dollars et en pièces d’or. Du coté de Ryad, au centre ville, un bijoutier affirme après être renseigné, il a pris la décision de convertir, lui aussi, une somme importante d’argent liquide en lingots et pièces d’or.

Le royaume a arrêté aussi les subventions de l’état, la suppression d’emploi dans les deux secteurs : publique et privé, et aussi ont réduit l’aide aux bourses d’études à l’étranger. D’autre part le ministère des finances a demandé aux organismes concernés de soumettre des propositions pour réduire le budget de cette année de 20 % à 30%.

Non seulement le secteur financier et économique qui a été touché par cette crise, mais aussi le secteur du tourisme, cela se reflète dans la baisse du nombre des voyageurs, laissant plusieurs hôtels de Ryad vides, ce qui a poussé les responsables à mettre leurs employés en congé sans solde.

Face à ce krach pétrolier, l’Arabie saoudite a décidé d’augmenter la production de pétrole et de baisser ses prix après l’échec de négociation avec la Russie. Mais avec un déficit budgétaire important de 350 milliards de dollars soit 318 milliards d’euros, ajoutant que le pays a déjà emprunté 100 milliards de dollars soit 91 milliards d’euros pour combler ce déficit, le pays a besoin d’un prix du brut de 80 dollars pour équilibrer son budget.

Au niveau mondial :

L’analyste de IG France Alexandre Baradez a souligné que s’il ya une guerre des prix qui s’ouvre, c’est qu’il y a quelque chose de plus profond qui se passe au niveau de l’économie mondiale. Et après avoir causé des effets temporaires, dans un premier temps, puis plus durables, ensuite, du coronavirus dans l’économie mondiale, Daniel Larrouturou un garant actions de Dôme Finance a commenté pour l’AFP que le marché est entrain d’envisager des conséquences presque irréversibles en terme de perte d’activité, de défaillance d’entreprises et éventuellement de hausse de chômage de manière générale.

Plusieurs Milliards ont été débloqués aux Etats-Unis et en Italie aussi, pour pouvoir combattre cette crise sanitaire, qui est intervenu dans un moment où plusieurs entreprises sont endettées. L’Allemagne qui est connue pour sa force d’exportation vient d’annoncer quelques mesures de soutien mais sans dévoiler son plan de relance.

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