Déconfinement : retour de la pollution atmosphérique

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2020-12-10T16:35:31+00:00
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admin10 juin 2020288 VuesDernière mise à jour :Il y a 8 mois
Déconfinement : retour de la pollution atmosphérique

Un mois après le déconfinement, la pollution atmosphérique est revenue

La pollution de l’air a diminué de manière significative pendant le confinement, mais avec la fin d’un nombre important de restrictions de circulation, et donc avec l’augmentation du trafic automobile, les instituts de surveillance de la qualité de l’air notent que certains polluants augmentent. Cependant, les taux actuellement mesurés sont toujours inférieurs à la «normale» au cours de cette période.

Les restrictions de déplacement mises en place introduites pour empêcher la propagation de Covid-19 ont eu un impact impressionnant sur notre environnement, y compris la pollution atmosphérique. Mais un mois après le déconfinement, les organismes de surveillance de la qualité de l’air constatent un retour progressif aux niveaux habituels de pollution, notamment le dioxyde d’azote, ce polluant émis par les véhicules.

“Au cours de la période du 11 mai au 31 mai, la reprise progressive de l’activité, et notamment du trafic, a entraîné une augmentation de la quantité de polluants rejetés dans l’atmosphère par les oxydes d’azote (NOx) et les particules (PM10 et PM2,5) à des niveaux équivalents à 80% des émissions observées avant d’être confiné” – a écrit AirParif (Institut de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France) dans un rapport publié mercredi.

  • Les taux de dioxyde d’azote baissent en confinement
Déconfinement : retour de la pollution atmosphérique

La diminution de ces polluants en début de confinement a été “brutale et sans précédent, avec des émissions divisées par 4 par rapport aux niveaux pré-stop”, note AirParif. L’agence affirme que la baisse observée de la concentration de dioxyde d’azote est passée “de -25% pendant le confinement [par rapport aux taux moyens des années précédentes] à -15% au cours des 3 premières semaines de déconfinement”.

Des taux croissants de pollution par le dioxyde d’azote ont été signalés dans d’autres régions. L’ATMO (association de surveillance de la qualité de l’air) Nouvelle-Aquitaine note dans son dernier rapport une augmentation des niveaux de dioxyde d’azote au cours des quatre semaines consécutives, qui a commencé la première semaine avant la déconfinement.

L’augmentation de la pollution a été particulièrement forte à proximité des voies denses. À proximité des grands axes routiers, Atmo Sud souligne l’augmentation des oxydes d’azote “en moyenne de près de 60% à l’échelle régionale au cours des trois dernières semaines” par rapport à la période de confinement.

En Île-de-France, les émissions de NOx, PM10 et PM2,5 liées au trafic sont passées à 90% de leur niveau normal. “En mode ad hoc, on assiste à un retour à la” normalité “sur le boulevard périphérique certains jours, avec des émissions égales à 100% début mars”, écrit également AirParif.

Mais dans l’ensemble, les niveaux de dioxyde d’azote restent inférieurs aux niveaux habituellement mesurés pendant ces périodes. Par exemple, ATMO Sud écrit que “les concentrations observées depuis la levée du confinement à proximité des grands axes routiers restent environ 40% inférieures à celles des années précédentes sur la même période”.

  • Une évolution plus diversifiée du taux de particules fines
Déconfinement : retour de la pollution atmosphérique

Pour les particules fines, l’équilibre est plus hétérogène. Ils proviennent de plusieurs sources (circulation, agriculture, chauffage, etc.) et sont influencés par les conditions météorologiques. Par conséquent, leur taux n’a pas baissé partout de la même manière. Pour les PM10 et PM2,5 “après une baisse de -7% [une diminution beaucoup moins prononcée que les NOx, ndlr] lors du confinement, les niveaux habituellement observés à cette période de l’année sont à nouveau atteints”, explique AirParif.

ATMO Sud note même une augmentation des PM2,5 en début de confinement, du 17 mars au 17 avril. L’effet “principalement associé à la combustion du bois (chauffage au bois et combustion des déchets verts)” et aux conditions météorologiques défavorables de dispersion de la pollution: “vent faible, stabilité atmosphérique, températures douces …”

ATMO Nouvelle Aquitaine écrit que «les concentrations de PM10 et PM2,5 mesurées lors de la première phase du déconfinement correspondent à des concentrations saisonnières normales».

  • “Niveaux de pollution proches des conditions normales”

Les taux d’ozone ont fortement augmenté ces dernières semaines. C’est ce qu’on appelle la pollution «secondaire» car elle n’est pas directement émise par les activités humaines. “L’ozone présent dans l’air ambiant se forme à la suite de la transformation photochimique des polluants présents dans l’atmosphère (dioxyde d’azote, composés organiques volatils …) sous l’influence des rayons UV du soleil”, explique ATMO Nouvelle Aquitaine.

Dans cette région, la pollution a atteint des niveaux maximaux généralement enregistrés fin mai, notamment en raison de conditions météorologiques favorables.

Si la récupération des indicateurs de pollution est avérée en France, un mois après le déconfinement, elle reste progressive, probablement limitée par des mesures restrictives prolongées, comme le maintien d’une partie du télétravail. “Cependant, à cette époque de l’année, les niveaux de pollution approchent des conditions normales en Île-de-France”, écrit AirParif.

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