Fin de confinement aura-t-elle vraiment lieu le 11 mai?

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Fin de confinement aura-t-elle vraiment lieu le 11 mai?

Fin de confinement aura-t-elle vraiment lieu le 11 mai?

L’avantage du bicaméralisme est que lorsqu’un discours important du gouvernement est prononcé à l’Assemblée nationale, il est également transmis au Sénat.

Parfois l’occasion d’introduire des nuances subtiles ou de dissiper certains doutes, comme le Premier ministre Edouard Philippe le lundi 4 mai, présentant au Sénat majoritairement de droite la stratégie nationale de déconfinement présentée le mardi 28 avril devant l’Assemblée. Il s’est passé beaucoup de choses entre ces deux dates.

  • Répondre à la controverse du week-end

Ainsi, la controverse sur les masques a rebondi sur l’incompréhension de plusieurs commandes médicales pour voir des masques chirurgicaux sur un grand marché de distribution, alors que certains personnels hospitaliers manquent encore …

Les élus s’inquiètent donc de la rentrée des classes: les 316 maires d’Île-de-France, dont la maire de Paris Anne Hidalgo, ont écrit au président de la République dimanche pour lui demander d’être « sérieux », de reporter la date de réouverture des écoles après le 11 mai, citant plusieurs associations d’écoles primaires qui dénoncent le manque de préparation du gouvernement et l’incapacité d’organiser le retour des élèves dans de bonnes conditions. Les maires sont également très inquiets de voir leur responsabilité pénale engagée en cas de contamination des élèves ou du personnel de leurs écoles.

Ainsi, l’inquiétude des transporteurs publics – l’Union des transporteurs publics (UTP), RAPT, SNCF, Keolis, Transdev et Agir – pour la mise en œuvre des mesures de sécurité sanitaire prévues par le gouvernement dans ce secteur. « Il semble que les opérateurs de transport ne disposent pas aujourd’hui de ressources humaines et matérielles pour respecter un tel engagement », ont averti les transporteurs dans une lettre au chef du gouvernement le 30 avril et publiée dimanche soir. C’est pourquoi, se rendant à la tribune du Sénat lundi, Edouard Philippe savait qu’il devait présenter son plan modifié avec des détails.

« Ce moment est critique, nous ne pouvons pas rester enfermés. Le confinement était justifié par un besoin urgent, mais son coût social et économique est colossal […] La vie économique doit reprendre nécessairement et rapidement, avec des adaptations, avec bonne volonté « , a expliqué Edouard Philippe.

Le Premier ministre a également qualifié la fermeture d’écoles de « désastre pour les enfants et les jeunes les plus vulnérables », a-t-il dit, « quitter l’école », probablement une bombe à retardement.  » Concernant les masques de protection, contrairement à ce qu’il avait annoncé la semaine dernière, le Premier ministre a souligné que les lycéens ne doivent porter des masques de protection que lorsque la distance sociale n’est pas respectée. Assurant que «les clés de la déconfinement sont sur le terrain, entre les mains des acteurs locaux», Edouard Philippe a déclaré vouloir maintenir «l’équilibre» actuel du droit en matière de responsabilité des maires.

  • Plan rejeté par les sénateurs

En condamnant « les esprits […] en quête de controverse », le Premier ministre a vivement réagi à la vente de masques par grande diffusion. « Il n’y a jamais eu de stocks cachés: il y avait des commandes énormes et elles prennent du temps à terminer. » A l’issue de son discours, Edouard Philippe et ses ministres, notamment Nicole Belloubet (Justice), Jean-Michel Blanquer (Education) et Olivier Véran (Santé), ont été l’objet de tirs constants de la part de sénateurs et de critiques. Il n’est donc pas étonnant que le Sénat ait rejeté le plan de déconfinement par 89 voix contre, 81 voix contre et 174 abstentions; voix non contraignante pour l’exécutif.

La chambre haute devait alors examiner un projet de prolongation de l’état de menace sanitaire jusqu’au 24 juillet, et le vote sur le texte est prévu.

  • 200 € d’aide pour 800 000 jeunes

Le Premier ministre a teinté sa déclaration au Sénat d’une décision sociale: une aide de 200 euros, qui sera versée à 800 000 jeunes de moins de 25 ans, « précaire ou modeste ». De cette façon, les «étudiants qui ont perdu leur emploi ou leur stage» et les «étudiants étrangers isolés qui n’ont pas pu rentrer chez eux» recevront également «début juin» en plus de cette somme un montant de 150 EUR sera ajouté (plus 100 EUR) par enfant), qui sera versée le 15 mai à «4 millions de familles pauvres et humbles» recevant un revenu actif de solidarité et une allocation spéciale de solidarité

 

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