Kawasaki: la nouvelle maladie chez les enfants

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Kawasaki: la nouvelle maladie chez les enfants

Kawasaki: la nouvelle maladie chez les enfants

Les autorités sanitaires britanniques tentent de déterminer s’il existe une corrélation entre la pandémie de coronavirus et une maladie grave touchant récemment un petit nombre d’enfants. 20 cas ont déjà été identifiés en Île-de-France.

Les jeunes enfants sont-ils moins exposés au nouveau coronavirus que leurs aînés? La réponse à cette question, qui soulève les parents et la communauté scientifique, n’est toujours pas parvenue à un consensus. Cependant, sur la base des conclusions rassurantes formulées le 27 avril par l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA), qui estime que «les enfants sont moins susceptibles de porter Sars-Cov-2 que les adultes», le gouvernement a décidé de sous-estimer progressivement les élèves de maternelle et du primaire en route vers l’école du 11 mai 2020.

Mais ce chemin peut être semé d’embûches. La British Health Authority alerte en effet l’émergence d’une nouvelle maladie grave qui a récemment touché un petit nombre d’enfants touchés par Covid-19.

« Il s’agit d’une nouvelle maladie qui, selon nous, peut être causée par le coronavirus », a déclaré le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock. Et d’ajouter: « Nous ne sommes pas sûrs à 100% car certaines personnes qui l’ont contracté n’ont pas été testé positivement au coronavirus. Nous menons actuellement beaucoup de recherches. Mais c’est quelque chose qui nous préoccupe.  »

  • Fortes fièvres, douleurs abdominales et inflammation cardiaque

Le syndrome de cet étrange trouble, qui a déjà touché une vingtaine d’enfants de la région parisienne, selon La Dépêche du Midi, est similaire au syndrome de Kawasaki et au syndrome du choc toxique. Des cas suspects ont également été identifiés en Italie et en Espagne.

Le syndrome de Kawasaki est la principale cause de maladie cardiaque acquise chez les enfants. Il a été décrit pour la première fois en 1967 par le pédiatre Tomisaku Kawasaki au Japon, selon le rapport du célèbre magazine de diagnostic et de traitement « Manuel Merck ». Bien que son incidence soit particulièrement élevée au Japon, elle existe dans le monde entier.

Cette maladie provoque une inflammation des parois des vaisseaux sanguins et de la langue du corps humain. Les autres symptômes incluent une fièvre élevée, des douleurs abdominales, une gêne gastro-intestinale et une inflammation cardiaque. Sans traitement, le taux de mortalité peut être proche de 1%, généralement dans les six semaines suivant l’apparition des premiers symptômes. La mort est généralement due à des complications cardiaques et peut être soudaine et imprévisible.

Si la cause de cette maladie est encore mystérieuse pour de nombreux chercheurs, certains font des hypothèses sur sa relation possible avec Covid-19. « Il est possible que des enfants atteints de coronavirus développent cette forme de maladie, mais c’est probablement parce qu’ils ont un environnement favorable, peut-être une réponse immunitaire excessive », explique le professeur Alexandre Belot, rhumatologue et pédiatre à l’hôpital Femme Mère Enfant de Lyon. La maladie peut en fait être génétique ou provoquée par un stimulus avec un virus.

  • C’est une alerte qu’il faut prendre au sérieux

Comme les Anglais, les autorités sanitaires françaises suivent avec préoccupation l’augmentation du nombre de cas. « C’est une alarme que nous prenons très au sérieux en France, nous envoyons un signal, nous devons être vigilants », explique le professeur Alexandre Belot.

=D’autant plus que la situation dans les hôpitaux en France est préoccupante: « Au cours du dernier mois, nous avons reçu des appels réguliers de réanimateurs d’enfants atteints de myocardite sévère qui présentent également des symptômes de la maladie de Kawasaki, dont certains étaient positifs au Covid-19 », a dit une spécialiste.

Pour l’heure, une vingtaine d’enfants « souffrent de ce type de syndrome » en Île-de-France. Ce sont des enfants âgés de 2 à 10 ans qui n’ont pas d’antécédents significatifs ni de maladie chronique. Fin février, une des patientes de 8 ans est venue d’Amiens (Somme) avec ces symptômes, ville particulièrement touchée par l’épidémie, mais alors nous étions au tout début de l’épidémie, elle n’a pas été testée au Covid-19 », explique Isabelle Kone Paut, professeur de rhumatologie pédiatrique à l’hôpital Kremlin-Bicêtre à Paris.

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