La collision d’hélicoptère au Mali

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Les soldats tués dans une collision d'hélicoptère au Mali

La collision d’hélicoptère au Mali

Selon le communiqué du bureau du président Emmanuel Macron, ce dernier a annoncé avec une profonde tristesse la mort de Treize soldats français au Mali le soir du Lundi 25 novembre 2019, dans une collision qui s’est produite entre leurs deux hélicoptères au cours d’une mission de combat contre les djihadistes au Mali. Dans une déclaration écrite, il a exprimé son soutien à l’armée française et a souligné le “courage des soldats français” face à la menace persistante que l’Islam persiste dans la région du Sahel. Cette même déclaration a mis le point sur le fait que les hélicoptères ont été appelés dans le but de soutenir les soldats français tués qui poursuivaient des militants au Mali.

La ministre française de la Défense, Florence Parly, a déclaré le jour même qu’une enquête avait été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.

Il est à noter également qu’un autre soldat français, le brigadier Ronan Pointeau, a été tué plus tôt ce mois-ci après l’explosion d’un engin explosif près de son véhicule. Donc, l’accident mortel d’hier intervient trois semaines après qu’un soldat français ait été tué par une grenade placée au bord d’une route alors qu’il patrouillait dans la région frontalière du Mali.

En effet, le Mali a subit des violences depuis 2012, lorsque des militants islamistes ont pris le contrôle du nord. Mais grâce à l’aide de la France, l’armée malienne a pu reprendre le territoire. Cependant, l’insécurité persiste encore et la violence s’est étendue à d’autres pays de la région.

Cet accident porte à plus de 30 le nombre de morts dans l’opération militaire anti-terroriste menée par la France dans la région du Sahel. Les missions militaires ont été commences en 2013 par la France au Mali, et maintenant ce pays compte les continuer au Niger et même au Burkina Faso.

La région du Sahel, à cheval entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, est le théâtre d’affrontements répétés entre les djihadistes et les forces locales soutenues par des troupes de pays occidentaux. Le nord du Mali est passé sous le contrôle de djihadistes liés à Al-Qaïda après que l’armée malienne n’ait pas réussi à réprimer une rébellion dans ce pays en 2012. Les militants utilisent le centre et le nord du Mali comme une rampe de lancement pour des attaques à travers la région en grande partie désertique.

Puis après, une campagne militaire dirigée par les Français a été lancée contre les djihadistes et les a repoussés un an plus tard. Mais les djihadistes se sont regroupés et ont élargi leurs raids et attaques de mines antipersonnel au centre et au sud du Mali. L’opération militaire française Barkhane est l’une des nombreuses tentatives de lutte contre la menace extrémiste croissante, notamment une force de contre-terrorisme régionale.

Une nouvelle vague d’attaques extrémistes au Mali a tué plus d’une centaine de soldats locaux au cours des deux derniers mois, le groupe des États islamiques en revendiquant souvent la responsabilité. Avant sa mort cette année, le dirigeant de l’État islamique, Abu Bakr al-Baghdadi, a félicité les « frères » du Mali et du Burkina Faso, pays voisin, pour avoir prêté allégeance.

Outre les troupes françaises, l’ONU compte environ 15 000 soldats de maintien de la paix en poste dans le pays. Macron a déclaré que les six officiers, ainsi qu’un caporal avaient été tués hier soir lorsqu’ils étaient au cours d’une opération contre les djihadistes dans la nation africaine. La France compte 4500 soldats déployés au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane, au cours de laquelle il combat les djihadistes alliés au groupe militant de l’État islamique (EI).

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