La quarantaine: droits de l’homme vs santé publique

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2021-01-06T17:20:46+00:00
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admin1 juin 2020204 VuesDernière mise à jour :Il y a 3 mois
La quarantaine: droits de l’homme vs santé publique

La quarantaine : un conflit entre les droits de l’homme et la santé publique

La quarantaine est la stratégie la plus importante pour lutter contre la pandémie mortelle du nouveau COVID-19 et freiner sa propagation, mais nous avons une question juridique importante à savoir si la quarantaine – que ce soit à la maison ou à l’hôpital – est obligatoire, et quelles sont les conséquences pour ceux qui refusent de respecter les mesures de la quarantaine ?

Le 10 février dernier, une réponse a été donnée en Angleterre, lorsque le gouvernement a présenté une nouvelle loi pour freiner la propagation du virus de Corona, et cette loi d’urgence permet actuellement la détention légale de toute personne raisonnablement soupçonnée de présenter un risque pour la maladie.

Les personnes peuvent être détenues dans le but de détecter le virus, y compris la collecte de renseignements personnels sur la santé et d’échantillons biologiques, et séparées des autres, et la permission d’être détenues par le ministre de la Santé ou un agent de santé du gouvernement pendant 24 heures et 14 jours, avec possibilité de prolongation du processus de suivi.

Dans une démarche sans précédent, la loi établit également de nouvelles infractions pénales pour ceux qui ne se conforment pas aux règles de quarantaine, telles que quitter le lieu de l’isolement, donner des informations fausses ou trompeuses, ou l’obstruction à l’exercice des fonctions des agents de santé publique, et permet à la police aujourd’hui d’utiliser la force, raisonnablement, pour appliquer ces règles dans l’intérêt de la sécurité publique (quarantaine). En vertu de cette loi, les citoyens sont obligés à fournir à l’Etat des échantillons biologiques sur demande.

  • Des mesures dures et agressives (quarantaine) !

La quarantaine: droits de l’homme vs santé publique

Nous mentionnons les points importants de détention et d’isolement. Premièrement, l’Angleterre n’est pas le seul Etat à avoir adopté ces mesures. Des procédures semblables ont été appliquées aux Etats-Unis, au Canada et en Australie.

Deuxièmement, de telles mesures sont considérées comme des mesures préventives, visant principalement à encourager les gens à se conformer volontairement à toutes les recommandations en matière de santé publique.

Troisièmement, l’utilisation de ces pouvoirs est confiée dans la mesure où ils sont nécessaires et appropriés aux risques de transmission et de propagation du virus dans tout le pays, ce qui signifie que lorsque le risque de propagation diminue officiellement ou, à l’inverse, la propagation du virus augmente pour atteindre un très grand nombre de personnes, ces mesures et pouvoirs deviennent inutiles et redondants.

Toute mesure ou tout pouvoir qui oblige les gens à partager des informations sur la santé sont en fait incompatibles avec les droits humains les plus fondamentaux : le droit à la liberté et le droit à la vie privée.

Aucune de ces mesures n’est considérée comme fixe ou décisive, ce qui signifie qu’il existe des exceptions légales reconnues, y compris la prévention de la propagation des maladies infectieuses et la protection de la santé publique, et au cas où l’une des mesures de l’Etat irait à l’encontre de ces droits. Il doit être strictement et en conformité avec la loi, d’une manière transparente et appropriée, pour atteindre les objectifs de ces lois, et la personne soumise à ces restrictions, a le droit de contester la décision de le détenir.

La quarantaine: droits de l’homme vs santé publique

En principe, les nouvelles lois d’Angleterre respectent ces conditions et, en pratique, le recours à des restrictions doit respecter deux conditions :

1. La pratique des mesures doit être fondée sur les preuves scientifiques les plus récentes et les meilleures disponibles, qui exige une collaboration spéciale et étroite avec les professionnels de la santé publique et les experts à l’intérieur et à l’extérieur du pays pour comprendre pleinement et avec précision des facteurs tels que la durée de la garde du virus, les risques connus de sa transmission, et comment gérer avec succès le processus de traitement du virus.

2. Les droits et le bien-être des personnes détenues doivent être respectés, y compris le maintien de lignes de communication claires, l’écoute des préoccupations de ces personnes, et les mesures les moins restrictives favorisent toujours le contrôle du risque de contamination. Cela signifie également qu’il faut savoir que les détenus sont exposés à des risques non seulement médicaux, mais aussi sociaux et émotionnels, en raison de leur classification comme un risque potentiel pour la santé publique.

Le gouvernement avait prévu des procédures qui, de par leur nature même, figuraient parmi les mesures les plus dures et les plus agressives qu’un Etat pouvait prendre contre ses citoyens. Il est important que ceux qui exercent des mesures obligatoires soient équilibrés de façon raisonnable et exacte entre les intérêts de la majorité et les droits de la minorité.

Ce qui se passera ensuite au sujet de la gestion du virus de COVID-19 par le gouvernement est crucial, que ce soit pour contenir une épidémie ou pour établir des normes à long terme en matière de droits de l’homme dans le domaine de la santé.

Que pensez-vous de la quarantaine ?

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