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Le couple Balkany arrive à la cour d’appel de Paris

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Le couple Balkany arrive à la cour d’appel de Paris

Déjà condamnés pour fraude fiscale et déchus de leur mandat, Patrick et Isabelle Balkany, anciens conseillers de Levallois-Perret, seront fixés le mercredi 27 mai au matin, sur la peine que la cour d’appel de Paris a en réserve pour leur aggravation blanchiment d’argent.

Isabelle et Patrick Balkany condamnés à 4 et 5 ans de prison pour blanchiment d’argent aggravé :

En première instance, le 18 octobre, le tribunal a condamné Patrick Balkany à cinq ans de prison pour blanchiment d’argent aggravé, avec emprisonnement immédiat, et sa femme à quatre ans d’emprisonnement mais sans mandat. Tous deux ont été condamnés à dix ans de suspension et leurs biens ont été saisis. La justice sera sans doute moins sévère en appel.

Les Balkany sont soupçonnés d’avoir caché 13 millions d’euros d’actifs aux autorités fiscales entre 2007 et 2014, dont deux somptueuses villas, Pamplemousse à Saint-Martin et Dar Guycy à Marrakech. S’ils ont reconnu la propriété de la villa antillaise, ils contestent vigoureusement le montant des actifs en question et se targuent de n’avoir jamais détourné « un sou d’argent public ».

Isabelle et Patrick Balkany sont condamnés à 4 et 5 ans de prison pour blanchiment d’argent aggravé. Cependant, le couple continue de nier la possession d’un Riad à Marrakech malgré les robes brodées des initiales « PB », les livres dédicacés et les meubles payés par Isabelle Balkany trouvés dans la villa saharienne.

Montants contestés par le couple Balkany :

Pour sanctionner « l’une des plus graves atteintes à l’intégrité » , le parquet a demandé cinq ans de prison dont un avec sursis et dix ans de suspension contre le conseiller qui dirigeait la riche ville des Hauts-de-Seine depuis 1983 presque sans interruption. Les avocats généraux ont également demandé « L’exécution provisoire de cette peine supplémentaire » de suspension au nom de «Rétablir l’équilibre social ». Et cela malgré l’annonce par Balkany de renoncer à se présenter aux élections municipales de mars.

Rencontre avec Isabelle Balkany, 72 ans, épouse et première adjointe au maire, le parquet a demandé quatre ans de prison, dont deux avec sursis, ainsi que dix ans de suspension.

Loin de l’image du puissant baron de la droite française luttant sans relâche avec ses juges, entre colère et blagues sur l’évasion fiscale, c’est un homme très émacié qui avait quitté la prison de santé de Paris à la suite du dernier procès de ses années prospères.

Pour sanctionner « l’une des violations les plus graves de la probité », le parquet a demandé cinq ans de prison, dont un an avec sursis, et dix ans de suspension contre le conseiller qui dirigeait la riche ville des Hauts-de-Seine depuis 1983 presque en continu.

Les avocats généraux ont également demandé « l’exécution provisoire de cette peine supplémentaire » de suspension, au nom de « la restauration de l’équilibre social ». Et cela malgré l’annonce par Balkany de renoncer à se présenter aux élections municipales de mars.

Fin du marathon juridique du couple Balkany :

L’accusation a également noté que la mairesse par intérim – depuis l’incarcération de son mari en septembre – avait « reconnu une faute », même si, souvent absente ou opposée à son droit de garder le silence, Isabelle Balkany avait « réservé l’essentiel de son énergie aux médias ».

Pour cela, et malgré une fraude «malveillante» dissimulée par une chaîne de sociétés offshore, le parquet a justifié des réquisitions moins sévères qu’en première instance. Le 4 mars, la même cour d’appel avait condamné les conjoints pour fraude fiscale, respectivement à quatre ans de prison, dont un avec sursis pour lui et trois ans ferme pour elle.

S’ils renoncent à saisir la Cour de cassation après la décision de mercredi, ils peuvent demander une confusion de leurs peines et un aménagement en raison de leur âge.

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