Le Maire et Darmanin expliquent l’annonce de Macron

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2020-12-07T08:51:33+00:00
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admin16 juin 202098 VuesDernière mise à jour :Il y a 1 mois
Le Maire et Darmanin expliquent l’annonce de Macron

Le Maire et Darmanin expliquent l’annonce de Macron

Pour les cadres, la réduction du chômage et les négociations d’entreprise permettront d’atteindre l’objectif fixé par le président de la République.

La reprise ne se fera pas avec des hausses d’impôts, mais grâce à plus de travail et au maintien du pouvoir d’achat : c’est l’un des indicateurs fournis lundi matin par deux chefs de Bercy, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Interrogés au lendemain du discours d’Emmanuel Macron, les ministres ont réitéré leur opposition à la hausse des impôts.

  • Déclaration de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin : 

“Les gens vont faire des économies préventives pour pouvoir ensuite payer des impôts”, a déclaré le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire à France Info, lorsque son collègue en charge des comptes publics et de l’action a ajouté à BFMTV « qu’il n’y aurait pas” d’augmentation d’impôts, ce qui décourage les entreprises ». “L’idéologie fiscale le rend de plus en plus au chômage”, a insisté le nouveau maire de Tourcoing.

Mais il n’y aura pas non plus de “baisse de la TVA”, a répété Bruno Le Maire, rappelant qu’il y a déjà eu de nombreux taux réduits pour les produits”.

Selon Le Maire, la dette de la France devra être remboursée différemment, par la “croissance économique” et “des choix […] en termes de dépenses publiques”.

“Nous allons travailler pour rembourser une partie de notre dette” et créer le monde de demain, a déclaré son collègue du gouvernement. Et pour préciser que ce ne sera pas “n’importe quelle croissance, mais une croissance verte”, qui est la base de la reprise économique.

Pour l’instant, le retour d’activité est nécessaire. Selon le patron Bercy, le télétravail “reste souhaitable” pour empêcher la propagation de l’épidémie, mais “n’est pas une panacée”, ajoutant qu’il croit “aux liens sociaux”. “Il est mieux de séparer le lieu de travail de l’espace de vie”, a-t-il également déclaré Le Maire.

Selon Bruno Le Maire, la consommation sera la clé de la reprise économique : il importera donc “qu’il n’y ait pas de perte de pouvoir d’achat” pour les ménages.

” Après le confinement, on peut dire que nous avons besoin d’employés capables de consommer et de participer à la reprise économique”, a déclaré également M. Le Maire. Une déclaration qui est importante alors que la diffusion de la négociation collective peut aider à maintenir l’emploi au détriment de salaires plus bas.

  • Quelques détails sur le besoin de “travail et de la production”

A terme, la question de l’impératif “travail et production” se posera, estime Emmanuel Macron. À cet égard, les ministres ont présenté quelques idées. Gérald Darmanin a ouvert la porte à des négociations au niveau de l’entreprise pour prolonger les horaires de travail si nécessaire. “Nous devons arrêter de décider de Paris. Nous n’allons pas décider du temps de travail des Français », a-t-il dit, saluant une certaine flexibilité au niveau local, pas une réforme nationale du temps de travail.

“Il est impératif que chaque entreprise décide […] que le patron ou le patron décide avec ses employés”, et non de manière “unilatérale”, a-t-il ajouté. Il n’y aura donc pas de remise en cause générale du temps de travail ou de la suppression des RTT ou des jours fériés, mais des discussions dans lesquelles les actions devraient être lancées encore plus durement. “Nous n’allons pas dire depuis Paris à quelle heure nous devons travailler dans une telle usine” – a poursuivi le ministre.

Son collègue Bruno Le Maire a déclaré que cela signifie avant tout “travailler tous » : “Cela signifie que le plus grand nombre de Français possible doivent trouver un emploi dans une période où […] s’attendre à 800 000 suppressions d’emplois en France ». En d’autres termes, l’augmentation du travail et de la production entraînera principalement une baisse du chômage, qui devrait augmenter fortement dans les prochains mois. Le ministre ne “pense” pas que le nombre de jours fériés ou d’heures de travail devrait être influencé.

Sur France Inter, le porte-parole du conseil d’administration Sibeth Ndiaye a repris ces deux idées, jugeant qu’il faudrait “augmenter la compétitivité” des entreprises. “Nous demandons que les négociations soient menées dans les entreprises face à une crise difficile”, afin que des “efforts” conjoints soient faits pour conserver les entreprises et l’emploi. “Le Code du travail permet d’adapter la situation des entreprises aux conditions économiques […] Je préfère que la relation avec le contrat de travail, les compétences soient préservées et ne permettent pas aux gens de trouver du chômage et rester à chercher un emploi pendant des années” – a-t-elle déclaré.

Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron appelle à la poursuite des travaux : il l’a fait en avril 2019, après un grand débat national. “La France travaille beaucoup moins que ses voisins : nous entrons sur le marché du travail plus tard, prenons notre retraite plus tôt et travaillons moins au cours de l’année”, a-t-il expliqué. Récemment, à la mi-avril, le Medef a également plaidé pour des gains de performance, mais s’est rapidement retiré face à l’indignation des syndicats. Le sujet a de nouveau été abordé en mai, cette fois par des responsables de droite et le CPME.

Encore une fois, les syndicats peuvent s’y opposer : “si” plus de travail “signifie travailler tous et mieux, nous pouvons le comprendre de cette façon, mieux nous pourrons discuter (mais) si ceux qui restent au travail devraient travailler plus longtemps […] le temps serait complètement fou », a souligné lundi le chef de la CFDT Laurent Berger.

  • Des zones encore grises, précisées en juillet

Le Maire et Darmanin expliquent l'annonce de Macron

Les ministres ne se sont cependant pas prononcés sur plusieurs points. Prônant toujours la réforme de la retraite, les deux membres du gouvernement ont laissé à Emmanuel Macron la première annonce sur ce sujet sensible. “Le problème de la retraite n’est pas résolu, il reste sur la table”, a prévenu Bruno Le Maire. L’avenir de la réforme de l’assurance-chômage est également encore incertain mais doit être clarifié au cours de l’été. Et si on a besoin de présenter un « geste financier » pour aider la SNCF dans une situation difficile, sa portée reste inconnue.

De même, l’évolution future du système de chômage partiel devrait être clarifiée prochainement. Les “en cours de révision” devraient évoluer par secteur, rester forts dans ceux qui sont encore en difficulté et moins importants dans ceux qui partent. Gérald Darmanin a commenté : “L’Etat apparaîtra dans les secteurs nécessaires”, mais d’autres secteurs “mettront fin à la nécessité du chômage partiel”. Des négociations intenses sont en cours. Le ministère du Travail vient d’annoncer qu’il n’y aura aucun changement dans les entreprises et les employés à partir du 1er juillet.

L’aide aux jeunes touchés par la crise économique devrait également être clarifiée. “Nous devons définir les stratégies les plus efficaces”, estime le ministre de l’Economie, déclarant en échange du retour des contrats subventionnés qui aboutissent “souvent à une impasse pour les jeunes”. Cette documentation sera l’un des trois éléments du futur plan de relance : un pour les « plans de relance sectoriels », le second pour les « jeunes » et le troisième pour « l’aide européenne » a précisé Bruno Le Maire. Il faudra donc attendre encore quelques semaines avant que le locataire Élysée ne délimite ces zones grises.

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