Macron et Merkel saluent un accord « historique »

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2020-12-04T09:16:10+00:00
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admin21 juillet 2020338 VuesDernière mise à jour :Il y a 4 mois
Macron et Merkel saluent un accord « historique »

Emmanuel Macron et Angela Merkel saluent un accord « historique »

Après quatre jours de négociations difficiles entre les vingt-sept, les deux dirigeants (Merkel et Macron) se sont félicités de l’accord conclu dans la nuit de lundi à mardi sur le plan européen de relance du coronavirus.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron ont salué mardi une journée “historique” pour l’UE après un accord conclu à 27 sur le plan de relance post-coronavirus lors d’une conférence de presse conjointe à Bruxelles.

“Dans une durée de deux mois, nous avons réussi à parvenir à un consensus pour faire de ce plan de relance sans précédent une décision et donc une réalité”, a-t-il déclaré.

Macron et Merkel saluent un accord « historique »
  • « Merci Angela Merkel »

« Avec l’Allemagne, nous avons créé un plan de relance. Merci à Angela Merkel, Ursula von der Leyen, Charles Michel et tous nos partenaires européens d’avoir partagé cette ambition. Nous n’avons pas vu un tel pas en avant depuis l’euro », a déclaré le président sur Twitter.

Angela Merkel a déclaré qu’elle « poussait un soupir de soulagement », après des négociations difficiles, l’Europe a montré qu’elle « peut encore travailler ensemble ».

C’est « un signal important qui va au-delà de l’Europe », « une réponse à la plus grande crise de l’UE depuis sa création », a déclaré Merkel.

  • « Un grand accord »

Le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, lors d’une conférence de presse séparée, distincte « une grande chose pour l’Europe », allant même jusqu’à l’appeler « le vrai plan Marshall »

Après quatre jours et quatre nuits de sommet, les Européens sont parvenus à se mettre d’accord sur un plan de relance de 750 milliards d’euros, financé pour la première fois par la dette commune et visant à relancer l’économie européenne en difficulté, mise par terre par l’épidémie de coronavirus.

  • Un endettement commun : une première

Dans le détail, le plan prévoit un fonds de 750 milliards d’euros que la Commission peut emprunter sur les marchés. Il se décompose en 390 milliards de subventions qui seront accordées aux pays les plus touchés par la pandémie, contre les 500 milliards initialement prévus et défendus par Berlin et Paris au nom de la solidarité européenne avec des pays comme l’Italie et le Royaume-Uni. L’Espagne, la plus durement touchée par le virus. Ce sera la dette commune payée par 27 pays.

Cette émission conjointe de dette, la première, est basée sur une proposition franco-allemande, qui a suscité une vive opposition de la part des pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède), rejoints par la Finlande.

  • 360 milliards d’euros disponibles pour des prêts

Emmanuel Macron et Angela Merkel saluent un accord « historique »

En plus de ces subventions, 360 milliards d’euros seront disponibles pour des prêts à rembourser par le pays demandeur. Le plan est soutenu par le budget à long terme de l’UE (2021-2027), qui prévoit une dotation de 1,074 milliard d’euros, soit 154 milliards d’euros par an.

Plusieurs fois, les pays « frugaux », accusés de certains des « avares », ont menacé de faire dérailler ce plan de soutien économique massif qui profiterait principalement aux pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne. Les pays les plus durement touchés par l’épidémie sont également jugés trop indulgents sur les questions fiscales par leurs partenaires du Nord.

Dimanche soir, Emmanuel Macron « a frappé du poing sur la table » et dénoncé la réticence des Etats « frugaux ».

  • Les « frugaux » et les sceptiques convaincus

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, le plus difficile à convaincre, a admis que des progrès avaient été faits à son égard. « Pour la première fois dans l’histoire de l’Europe, le budget est lié aux objectifs climatiques, pour la première fois le respect de l’État de droit devient une condition d’allocation des fonds », a annoncé Charles Michel.

Cette conditionnalité s’est heurtée à une vive opposition de la Pologne et de la Hongrie, deux pays visés par la Commission et le Parlement européen, qui ont engagé des procédures d’infraction à leur encontre.

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