Olivier Véran : Les oppositions provoquent sa colère

Mélanie DUBOIS
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Mélanie DUBOIS5 novembre 20209 VuesDernière mise à jour :Il y a 3 semaines
Olivier Véran : Les oppositions provoquent sa colère

Le ministre de la santé Olivier Véran a perdu ses nerfs, en discutant sur le sujet de la durée de l’état de l’urgence sanitaire dans l’Hémicycle mardi soir. Olivier Véran é crié sur les élus a crié, puis il a appelé mercredi soir à assurer une “réserve de voix” avant le second tour de scrutin.

L’Assemblée a provoqué la colère d’Olivier Véran

Véran colère - Wizzz

La réunion était incroyable mardi soir. Et c’est extrêmement rare. Ce n’est pas tous les jours que le ministre de la Santé est entendu crier aux députés : « C’est un fait ! Si vous ne voulez pas écouter, partez d’ici ! » En rencontrant des difficultés, Olivier Véran a perdu ses nerfs. Pourquoi les parlementaires ont-ils simplement la capacité de s’acquitter de leurs fonctions : définir et adopter des lois. Ils se sont réunis pour fixer une date de retrait de l’état d’urgence, que le gouvernement espère maintenir jusqu’au 16 février 2021. Pour l’opposition, ce délai est trop long.

Un nombre de vote de « 84 à 80 »

C’est pourquoi la députée LR Josiane Corneloup a défendu un amendement mettant fin à l’état d’urgence le 14 décembre. Les députés des deux côtés gauches comme droite le soutiennent. Le gouvernement a émis des avis défavorables. Il s’agit d’un revirement inattendu. La vice-présidente de la conférence, Angie Genevard, a compté à main levée les votes. «84 à 80 », souffla-t-elle. L’amendement a été adopté.

A été étourdi dans l’Hémicycle. Le gouvernement a été vaincu. La raison ? LaREM est sous-représentée. Un autre amendement est à l’étude. Selon les mots du vice-président du LT Paul Molac, il a précisé que la nouvelle zone réglementée ne peut être étendue au-delà du 30 novembre qu’après décision du Parlement. Une autre fois l’exécutif appelle à voter contre. Le résultat : il est vaincu.

« Le 16 février est une date très loin »

Josiane Corneloup (LR) a déclaré dans une nouvelle interprétation : « Malgré la pandémie de coronavirus, les fêtes de fin d’année sont un moment privilégié »et « tout doit être mis en œuvre pour que les Français rencontrent leurs familles ». Le projet de loi impose ce « Noël ». La situation avant les vacances. D’autres avis sont contre la date fixée par le gouvernement, et demande une révision, arguant que le 16 février est trop lointain.

Cécile Untermaier (PS) a souligné que « personne n’est d’accord » à cette date. Pascal Brindeau (UDI) ajoute qu’il n’y a pas eu de « dissimulation » de la vie démocratique depuis longtemps. Pourtant, « le gouvernement veut fixer le 16 février comme date » car « nous vivons une situation de crise et les Français savent que pour agir, il faut de la visibilité », avait précédemment annoncé la représentante de la ministre Brigitte Bourguignon.

Essone Olivier scaled - Wizzz

Le ministre de la Santé Olivier Véran s’est rendu visite au centre hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes et précisément dans le service de réanimation. Après ce déplacement, il s’est rendu vers 22 heures dans l’Hémicycle. Il s’est aussitôt adressé à la Chambre des représentants pour défendre le confinement décidé par le gouvernement en racontant la vie quotidienne du personnel infirmier de l’unité de soins intensifs.

« À l’hôpital de Corbeil-Essonnes dans l’unité de soins intensifs, j’ai rencontré les soignants qui ont donné leur vie au printemps dernier lors de la première vague, et sont fiers de sauver des vies. Ils m’ont raconté comment ils sont passés de 40 lits de soins intensifs réanimés à près de 80 lits afin de pouvoir sauver des patients », a expliqué le ministre. « Je suis entré dans deux pièces de cette unité de soins intensifs. Dans la première salle, un jeune de 28 ans était inconscient ». Il a poursuivi en disant qu’il y avait un homme de 35 ans en surpoids dans la deuxième chambre et il a insisté sur le fait que l’épidémie n’affecte pas seulement les personnes âgées.

Ministre de la santé - Wizzz

Olivier Véran a alors perdu son sang-froid. « Mesdames et messieurs, c’est la vérité, si vous ne voulez pas l’écouter, partez d’ici ! »  « C’est la réalité de nos hôpitaux, vous débattez du sujet, et notre personnel soignant travaille dur pour sauver la vie de ces hôpitaux », dit-il avec colère.

Olivier Véran a également appelé à une « réservation du droit de vote » : la débat continue, mais un seul choix sera pris à la fin, seul l’amendement choisi par le gouvernement.

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