Pandémie : de nouvelles mutations affectent le Coronavirus

0
349 vues
Pandémie : de nouvelles mutations affectent le Coronavirus

Pandémie : de nouvelles mutations affectent le Coronavirus

La période de trois mois, est longue et suffisante pour que le virus se développer et se propager à plus de trois millions d’hôtes, car les mutations infectent certains virus, comme le virus de la grippe en grand nombre, alors pour limiter sa propagation, nous devons développer de nouveaux vaccins pour ces virus chaque année. Heureusement, le coronavirus qui a provoqué la pandémie actuelle, est infecté plus lentement de mutations et son matériel génétique reste relativement constant.

C’est une bonne nouvelle pour les scientifiques et les développeurs de vaccins qui sont chargés de trouver un vaccin ou un traitement pour le coronavirus, mais cette nouvelle n’exclut pas la capacité du virus à se développer.

Deux nouvelles études ont été menées pour analyser les mutations du coronavirus, l’une d’elles a été publiée par l’Arizona State Université et une grande hérédité (délétion) a été découverte dans un virus tiré d’un échantillon. Alors que la deuxième du Laboratoire national de Los Alamos, a suivi les mutations qui se sont produites dans le cadre de cette pandémie, elle s’est concentrée sur l’une des souches parce que les chercheurs croient qu’elles sont plus contagieuses que la souche originale de Wuhan, cette étude est au cours de vérification.

L’étude de l’Arizona a réussi à identifier trois génomes complets tirés d’une série d’échantillons, et a révélé que l’un d’eux avait une grande hérédité nommée ORF7a, qui comprenait 81 paires de lignes de bases nucléotides, appelée AZ-ASU2923.

Ce gène supervise la fabrication d’une protéine qui aide le virus à éviter le système immunitaire et à tuer la cellule hôte lorsqu’il termine sa reproduction, facilitant ainsi sa propagation et sa reproduction dans le corps du patient.

Pandémie : de nouvelles mutations affectent le Coronavirus

Efrem Lim, chercheur en virus et l’un des auteurs de cette étude, explique son intérêt pour cette mutation : “ Cette mutation nous rappelle la grande hérédité qui a causé la pandémie du virus SRAS en 2003”.

Les chercheurs ne savent pas encore comment cette mutation affectera le virus et encore à l’étude, mais des recherches antérieures sur des gènes similaires confirment qu’elle n’existe que dans des virus individuels, donc nous pensons qu’elle conduit au manque d’efficacité du virus mutant.

“Des hérédités similaires se produisent dans le coronavirus, en particulier dans le gène 80RF, qui va souvent réduire l’efficacité du virus”, affirment les chercheurs.

“ Les forces mondiales qui travaillent pour identifier les génomes, indique que le génome de la coronavirus est relativement stable, et que c’est possible de suivre les mutations efficaces chez les personnes qui présentent de symptômes spéciaux.”, poursuivent les chercheurs.
D’une autre part, l’étude du laboratoire de Los Alamos, a reçu plus de couverture médiatique que la précédente, bien qu’elle en soit encore à l’étape de l’examen.

Les chercheurs de cette étude ont conçu une voie analytique pour suivre les mutations du nouveau Coronavirus, surtout celles liées aux protéines spikes S, ont trouvé 14 mutations liées à ces protéines et le nombre augmente encore avec la propagation du virus, mais une de ces mutations inquiétait les chercheurs.

Cette mutation est plus petite que celle trouvée par l’étude de l’Arizona, c’est un syndrome (échange) entre une paire de bases nucléotides, sachant que la plupart des cas étudiés contenaient également deux autres syndromes dans deux gènes différents.

“La mutation D614G a commencé à se propager en Europe au début de Février et est devenue le modèle dans les nouvelles régions où elle circule, mais nous n’avons pas trouvé un lien étroit entre cette mutation et les cas qui nécessitent une hospitalisation”, expliquent les chercheurs.
L’équipe n’a pas encore affirmé son avis sur ce lien, car le nombre de cas de contaminations par le virus mutant a dépassé le nombre de cas de contaminations par le virus original, qui a été apparu à Wuhan, appelé 614D, dans certaines régions, ainsi qu’il est plus contagieux. Par conséquent, il faut mettre en garde contre cette souche, afin de l’empêcher d’affecter le développement de médicaments et vaccins.

Quelques chercheurs ne pensent pas que cette mutation va changer le pouvoir du virus à se propager, comme le dit l’épidémiologiste de Harvard Bill Hanage : “ La majorité des génomes sériels isolés proviennent d’échantillons de la pandémie européenne qui se propage plus violemment que la pandémie Chinoise.Cette grande propagation peut se produire parce que le virus mutant est plus infectieux, mais il peut être également à cause du retard des avertissements et des précautions qui ont permis au virus de se propager d’une façon plus rapide.”

La bonne nouvelle c’est que les chercheurs suivent ce cas, et il sera certainement clairement détaillés bientôt. Il est effrayant d’entendre que ce virus dangereux s’est développé en une forme plus contagieuse, mais nous devrions rester calmes, car tous les virus évoluent et changent, et le Coronavirus n’est pas exclu.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici