Patriot Prayer : Facebook a supprimé ses comptes

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2020-12-01T13:28:10+00:00
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admin8 septembre 2020224 VuesDernière mise à jour :Il y a 4 mois
Patriot Prayer : Facebook a supprimé ses comptes

Qui est “Patriot Prayer”, dont Facebook a supprimé les comptes ?

Facebook a décidé de supprimer le compte d’un mouvement d’extrême droite appelé “Patriot Prayer”, qui participe depuis des semaines aux violences contre les manifestants antiracistes, et l’un de ses membres a été tué, avant une semaine. Le petit groupe se définit d’abord et avant tout comme “chrétien”, mais il est connu pour sa violence contre les militants d’extrême gauche.

“Cette page n’est pas disponible”, “le lien que vous avez suivi est peut-être désactivé” ou “la page a été supprimée”, C’est l’un des messages qui apparaît lorsque l’on souhaite parcourir le compte de ce groupe américain sur Facebook, “Patriot Prayer”.

Le 4 septembre, le géant des réseaux sociaux a décidé de supprimer les comptes de ce groupe américain d’extrême droite de ses plateformes Facebook et Instagram, selon une mise à jour de ses règles afin de mieux limiter la propagation des mouvements incitant à la haine et à la violence.

Le mouvement Patriot Prayer, qui est impliqué depuis plusieurs semaines dans des violences contre des manifestants antiracistes à Portland, dans le nord-ouest des États-Unis, a perdu l’un de ses membres le 31 août, lorsqu’il a été abattu par un activiste d’extrême gauche qui a participé à une manifestation de soutien du mouvement “Les vies noires comptent.”

Cet incident met en lumière ce petit groupe de militants conservateurs qui a émergé dans l’Oregon et à Washington, à la suite de l’élection du président Donald Trump en 2016.

Patriot Prayer - Wizzz
  • Affiliation au groupe “Proud Boys” :

Joey Gibson a créé le groupe “Patriot Prayer”, basé à Portland, et il dirige ce mouvement depuis l’État de Washington.

Le fondateur de ce mouvement se décrit comme un “conservateur libéral” et nie tout lien avec les mouvements alternatifs d’extrême droite apparus à la fin des années 2000 aux États-Unis. Néanmoins, son mouvement au cours des groupements des pro-Trump a vu se joindre un certain nombre de groupes d’extrême droite comme les “Proud Boys”.

Le mouvement a attiré l’attention en août 2017, un jour après une manifestation de la “droite unie” à Charlottesville par des partisans de la suprématie blanche. Lors de la manifestation, une voiture a écrasé une foule de manifestants s’opposant à eux, tuant une personne et en blessant 19 autres. Le groupe était parmi les participants et il a juste commencé à en parler.

Après une année, lorsque Joey Gibson a annoncé sa candidature pour le camp républicain aux élections sénatoriales de l’État de Washington, “Gibson pour la Marche de la liberté au Sénat” à Portland, dirigé par ce mouvement d’extrême droite, a attiré une foule de manifestants opposés.

La police de l’État de l’Oregon a dû intervenir pour mettre fin à ce qu’elle a appelé “des troubles civils” après les violents affrontements.

Voir plus de photos et images de “Patriot Prayer” sur la banque d’images américaine, gettyimages.

Le jour même, un autre groupe se tenait aux côtés des Patriot Prayer connus pour leur position d’extrême droite : Proud Boys, un groupe créé à New York par Gavin Mclnnes qui est également le fondateur de Vice Media, le masculin par excellence qui est de Partisans de Donald Trump, que les associations et les médias considèrent comme d’extrême droite.

Contrairement aux “Proud Boys”, le mouvement “Patriot Prayer” est un petit groupe régional.

Vegas Tenold, chercheur au Center for Extremism de la Ligue anti-diffamation, a déclaré à Insider que “Leur idéologie est très vague”. Ce dernier les décrit comme “ceux qui descendent dans la rue dans le but principal de violence et de confrontation avec les opposants”.

  • Les craintes d’une flambée de violence à l’approche des élections présidentielles :

Patriot Prayer : Facebook a supprimé ses comptes

Le journaliste américain David Neiwert, a décrit le groupe “Patriot Prayer”, pour le blog Hatewatch, comme un mouvement qui pratique le «trolling» – rhétorique et controverse – avec l’intention de réveiller les éléments antifascistes de l’extrême gauche.

Ces dernières semaines, le rassemblement des extrémistes et d’activistes antiracistes a fait craindre une flambée de violence à mesure qu’approche des élections de 3 novembre, dans un pays profondément divisé, en récession et confronté à de grandes difficultés dans la propagation de la pandémie mortelle du nouveau COVID-19 (la première au monde en termes de nombre de contaminations).

Les organisations non gouvernementales et les politiciens de gauche accusent souvent Facebook d’être laxiste dans la gestion des mouvements de haine, ce qui a incité le géant des médias sociaux à prendre des mesures pour s’assurer que la plateforme ne soit pas utilisée comme un véhicule pour promouvoir la violence.

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