Qui est Madeleine Brès ?

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Qui est Madeleine Brès ?
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Qui est Madeleine Brès ?

Qui est Madeleine Brès ?

Madeleine Gebelin, née en 1841 et décédée à l’âge de 79 ans, elle a raconté dans le Medical Chronicle du 1er avril 1895 comment était née sa carrière médicale – « J’avais à peine huit ans lorsque mon père, qui était charron de métier – ce n’est pas un travail idiot – m’a conduit à la maison des sœurs où il faisait son travail … » A l’hôpital de Nîmes, une religieuse lui a témoigné de l’affection et lui a enseigné quelques petits gestes, comme la préparation des tisanes et des cataplasmes.

Elle avait douze ans lorsque la famille Gebelin est partie à Paris, et seulement quinze et un mois lorsqu’elle a épousé Adrien-Stéphane Brès, conducteur de tramway. Grâce aux efforts de Julie-Victoire Daubié, les diplômes français sont ouverts aux femmes depuis 1861. Elle doit d’abord obtenir le consentement de son mari, car à l’époque la loi française jugeait les femmes mariées comme la responsabilité légale de leurs maris. En 1866, elle se présente au doyen de la faculté de médecine de Paris, Charles Adolphe Wurtz, et lui demande l’autorisation de s’inscrire pour étudier la médecine. Cette dernière a annoncé qu’il le ferait, mais à la condition qu’elle obtienne d’abord un diplôme en arts et sciences, tâche qu’elle a accomplie en trois ans. Elle a finalement obtenu le droit d’étudier le cours de médecine à la faculté.
La décision du doyen a rencontré l’opposition de la communauté universitaire et médicale. Le médecin Henri Montanier écrivait en 1868 dans la Gazette des Hôpitaux « pour faire une femme médecin, il faut lui faire perdre sa sensibilité, sa timidité, sa modestie, la durcir à la vue des choses les plus horribles et les plus effrayantes. Quand la femme y arrive, je me demande, que reste-t-il de la femme ? Un être qui n’est plus ni une jeune fille ni une femme, ni une mère ». Il est difficile d’être plus éloquent en fermant, à l’aide d’arguments misogynes, les portes de la médecine aux femmes.
Malgré son approbation personnelle, le doyen Würtz a soumis cette demande au ministre de l’Éducation, Victor Duruy, qui a approuvé l’acceptation de Brès, mais a saisi le conseil des ministres de manière préventive. L’impératrice Eugénie qui, se référant à la loi votée le 10 mars 1803 proclamant la liberté de l’emploi, plaide pour l’acceptation de Madeleine Brès. Enfin, après délibération du Conseil des ministres, Brès a été accepté de s’inscrire pour étudier la médecine. Brès avait alors 26 ans, mère de trois enfants, le maire du district a reçu le consentement de son mari et elle est devenue étudiante en médecine en 1869 au service du professeur Broca à l’hôpital Mercy.

Avec la guerre franco-prussienne et le départ de plusieurs médecins des hôpitaux pour le front, elle est nommée, sur proposition du professeur Broca, stagiaire temporaire jusqu’en juillet 1871. Forte de son expérience de stagiaire temporaire, Madeleine Brès décide de poursuivre une carrière à l’hôpital et a passé les examens externes, puis internes. Malgré le soutien du professeur Broca, le directeur de l’assistance publique de l’hôpital lui refusa publiquement cette possibilité le 21 décembre 1871.

Finalement, Madeleine Brès a décidé de ne pas poursuivre son travail à l’hôpital. Veuve, elle était mère célibataire de trois enfants. Elle a décidé de devenir pédiatre et de déménager en ville [où ?]. Elle prépare sa thèse dans le laboratoire du professeur Würtz et, le 3 juin 1875, la produit sur le thème des seins et de l’allaitement. Elle a reçu les honneurs de sa thèse et est devenue la première femme française à être docteur en médecine. Cette thèse a écrit dans sa spécialité souhaitée tout ce qui concerne la relation entre la mère et son bébé, ainsi que l’hygiène des jeunes enfants. Techniquement, elle n’était pas la première femme à obtenir un doctorat en médecine en France – l’Anglais Elizabeth Garrett Anderson l’avait devancée de cinq ans.

Au cours de sa carrière, elle a travaillé comme professeur d’hygiène et a enseigné aux directrices d’école maternelle de la ville de Paris. Elle dirigeait la revue Hygiène de la femme et de l’enfant et était l’auteur de plusieurs livres sur la garde d’enfants. En mission pour le ministre de l’Intérieur, elle est partie en Suisse pour étudier l’organisation et le fonctionnement des crèches. Le 28 mai 1893, la première crèche de France a été ouverte par Théophile Roussel, sur la route Nollet, dans le quartier des Batignolles.

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