StopCovid: Les premières briques de code seront publiées mardi

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2020-11-30T11:51:05+00:00
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admin11 mai 202031 VuesDernière mise à jour :Il y a 2 jours
StopCovid: Les premières briques de code seront publiées mardi

StopCovid: Les premières briques de code seront publiées mardi

La publication de ce code est considérée comme une condition préliminaire pour s’assurer que l’application ne peut pas être faite pour la surveillance de la population et l’interférence avec sa vie privée.

“C’est une étape importante.” Le code source de l’application française StopCovid de suivi des contacts sera disponible mardi, permettant à tous les développeurs intéressés de vérifier le fonctionnement de l’application. “La première partie de code source sera publiée ce mardi. Ce sera la première étape, d’autres lignes de code seront publiées dans les prochaines semaines “, a déclaré Cédric O., secrétaire d’État chargé du numérique.

La publication du code est considérée comme une condition préalable pour établir que l’application ne peut pas être redirigée à des fins de surveillance de la population et d’atteinte à sa vie privée.

  • Premières évocations

Mi-mars un premier noyau de scientifiques rencontre la possibilité de concevoir une application de tracking respectueuse des libertés et des données personnelles. Ils démarrent un projet autour de l’association (“Soyez prévenus”) et commencent à concevoir un prototype. Ces scientifiques, nourris d’échanges avec des experts en cryptographie, des industriels et la Commission nationale de protection des données (Cnil), proposent plusieurs versions de l’application.

Non seulement ils travaillent sur une telle application; leur travail est au sein d’un groupe confidentiel qui rassemble une quinzaine de projets très différents autour d’Aymeril Hoang, expert numérique et ancien membre du cabinet de l’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires numériques Mounir Mahjoubi.

Le 5 mai, le secrétaire d’Etat au numérique confirme: l’application “sera prête le 2 juin”, a-t-il déclaré à BFM Business. “Le temps de développement est relativement bon”, et le calendrier est désormais fixé, explique Cédric O, qui a évoqué la phase de test et de présentation devant les députés le 25 mai. Cela exclut tout partenariat avec les géants américains Apple et Google.

  • L’application « sera mise en test laboratoire cette semaine »

“C’est une étape importante qui montre que nous respectons les délais” dans ce projet, a souligné Cédric O. Le code source de l’application commencera à être publié mardi dans le “Gitlab” d’Inria (Institut national de recherche en informatique), un site permettant aux codeurs et programmeurs de partager leurs travaux. Le secrétaire d’Etat a également indiqué que l’application “ira aux tests en laboratoire cette semaine”, puis aux “tests sur le terrain”, pour être lancée le 2 juin.

Un certain nombre de pays européens tentent de développer une application de suivi des contacts pour réduire le risque de reprise de l’épidémie après le déconfinement.

L’application pour Smartphone permet à un utilisateur qui trouve une contamination par un coronavirus d’alerter automatiquement et complètement anonymement les autres utilisateurs qu’il a rencontrés au cours des deux dernières semaines.

  • Des menaces à la vie privée des utilisateurs

Le projet a déclenché un débat acharné dans la communauté scientifique. Certains experts estiment que cette application présente de nombreuses menaces en raison du risque qu’elle représente pour la vie privée de ses utilisateurs, la considérant comme le début de la transition vers une société supervisée.

D’autres experts acceptent le principe d’une telle application, mais critiquent l’architecture “centralisée” choisie par la France, préférant l’architecture “décentralisée” choisie notamment par Google et Apple. Ils développent leur propre projet et refusent de coopérer avec le projet français.

  • “Feedback positif” sur l’application britannique, similaire à StopCovid

Le gouvernement britannique teste depuis mardi une application sur l’île de Wight qui fonctionne comme le projet français sur une architecture “centralisée” sans travailler ensemble avec Google et Apple. “D’après ce que je comprends, les premiers retours sont généralement positifs”, même s’il y a “des choses à améliorer”, explique Cédric O, qui en a discuté avec Matthew Gould, responsable du NHS numérique (British Public Health Service).

De cette façon, l’application enregistrerait “30% des téléchargements” dans la population en quelques jours, et l’application fonctionne “de manière très satisfaisante” sur les iPhones d’Apple (les Smartphones qui constituent le plus grand défi technique), a estimé Cédric O.

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