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Un budget de crise de 460 milliards € sera examiné

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Coronavirus: un nouveau budget de crise de 460 milliards d’euros sera examiné

Le troisième projet de loi de finances rectificative comprend des plans de soutien à l’automobile, à l’aviation et au tourisme.

Face à la crise associée au coronavirus, le gouvernement a dû à nouveau améliorer le budget. Le nouveau projet de loi de finances rectificative (PLFR) sera présenté aujourd’hui au Conseil des ministres. Il s’agit du troisième depuis le début de la crise.

Selon le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, interrogé mardi soir à RTL, ce nouveau texte doit correspondre à la “deuxième phase de la réponse à la crise”. Il devra tenir compte de la spectaculaire récession de 11% de l’économie française en 2020. La même récession n’était estimée qu’à 8% lorsque le précédent projet de loi modificative avait été présenté il y a quelques semaines.

Cependant, il n’est pas encore temps pour le gouvernement de resserrer sa ceinture de sécurité. Environ 45 milliards d’euros ont été dépensés pour soutenir les secteurs les plus vulnérables: “La deuxième étape consiste à venir au secours de tous les secteurs les plus fragiles”, a déclaré le ministre de l’Economie.

Le ministre a indiqué qu’après plus de 400 milliards d’euros de mesures d’urgence prises dans les deux budgets précédents, ce nouveau budget révisé porterait le soutien public à “460 milliards d’euros”.

En détail, PLFR3 couvrira un plan d’aide de 18 milliards d’euros pour le secteur du tourisme, qui a été gravement touché lors de la fermeture en raison des restrictions de circulation et de la fermeture, qui se poursuit dans les lieux, les cafés et les restaurants. Les difficultés dans le seul secteur du tourisme devraient réduire le PIB de près d’un point cette année.

Le texte comprend également 8 milliards d’euros du plan automobile annoncé fin mai, 600 millions d’euros pour la French Tech présentés vendredi dernier, 15 milliards d’euros de soutien au secteur de l’aviation et des aides au secteur du livre dévoilés mardi. Bercy précise également que le texte comprendra des mesures ciblant les petits commerces et la construction.

Face aux faillites et aux licenciements imminents, le gouvernement renforcera son programme de travail à court terme d’environ 5 milliards d’euros et dépensera 1 milliard d’euros supplémentaires pour étendre l’aide aux entreprises employant des apprentis.

Même si la politique de Bercy de soutenir «l’offre» est défendue, ce budget comprendra également une aide directe exceptionnelle à 800 000 jeunes de moins de 25 ans en situation d’insécurité et aux ménages les plus pauvres.

Enfin, elle doit approuver 4,5 milliards d’euros d’aide publique à la communauté à un moment où leurs revenus fondent à cause de la crise et où leurs dépenses augmentent pour faire face à l’épidémie.

Le total des dépenses budgétaires directes supplémentaires ne sera que de 13 milliards d’euros. Le reste consiste en des mesures de flux de trésorerie telles que des paiements différés ou des prêts garantis.

Cependant, l’utilisation de ces milliards d’euros est critiquée. Certains secteurs se sentent oubliés, comme l’agriculture ou les transports publics. L’organisation environnementale de Greenpeace regrette qu’en plus de 15 milliards pour l’aéronautique et 8 milliards pour l’automobile, “il y en ait toujours zéro pour revitaliser le ferroviaire”, moins d’émetteurs de gaz à effet de serre.

Bien sûr, un énorme financement gouvernemental pour augmenter la consommation et la croissance coûtera cher. Avec des recettes fiscales en baisse de 27 milliards de plus par rapport à l’estimation déjà décroissante du précédent budget ajusté, le déficit devrait augmenter à 11,4% du PIB et la dette publique devrait atteindre 120,9%, selon les estimations du gouvernement.

La Banque de France prévoit une baisse du PIB français d’environ 10% cette année, sanctionnée notamment par une baisse de 9% de la consommation, qui est un effet mécanique d’une augmentation de l’épargne des ménages, qui devrait augmenter de 100 milliards d’euros.

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