École : Y aura t-il un retour massif ?

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2021-01-14T13:25:53+00:00
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admin28 mai 2020292 VuesDernière mise à jour :Il y a 8 mois
École : Y aura t-il un retour massif ?

École : Y aura t-il un retour massif ?

Les écoles rouvertes doivent imposer des gestes de distance sociale et de barrière à leurs élèves. Alors que le gouvernement espère le retour massif des enfants à l’école en juin, certaines institutions mettent en garde contre l’incapacité d’admettre plus d’élèves et d’appliquer correctement les réglementations sanitaires imposées.

Selon le ministère de l’Éducation nationale, deux semaines après sa réouverture, seuls 20 à 25% des élèves sont retournés à l’école primaire et 30% au collège. Ce faible taux de retour à l’école est principalement dû à l’introduction de règles sanitaires strictes qui empêchent le plein rassemblement des classes.

Le gouvernement doit cependant présenter en détail les conditions de la deuxième phase du déconfinement jeudi et une annonce est attendue sur la possibilité de rouvrir les lycées.

  • Pas “plus de 10 élèves en classe”

“Le fait qu’un enfant ait 4 m2 signifie que nous ne pouvons pas accueillir plus de 10 élèves en classe”, explique la secrétaire générale Francette Popineau, du syndicat Snuipp-FSU. “Avec le protocole actuel, une énorme reprise est techniquement impossible”, a expliqué Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat SNPDEN.

Des images de marquages ​​au sol dans les aires de récréation, pour que, par exemple, les enfants respectent la distance sociale, ont marqué l’esprit. Et entre le lavage régulier des classes et divers services de cantine, certains établissements ne sont pas en mesure de suivre le rythme d’un plus grand nombre d’élèves.

“L’organisation actuelle est suspendue à un fil; si on ajoute des effectifs, ça ne marche plus », prévient Agnès Le Brun, porte-parole de l’Association des maires de France (AMF), chargée de l’éducation.

  • Les règles sanitaires et une ouverture plus large sont préservées

École : Y aura t-il un retour massif ?

Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, espère cependant que les résultats des premières semaines du déconfinement permettront aux élèves de quatrième et troisième année de retourner en classe. Mardi, il a même déclaré au LCI qu’il souhaitait que le mois de juin soit “à l’école pleine et entière”. Expliquant: “Les restrictions sont importantes, mais c’est aussi une conséquence d’un retour en toute sécurité, aucun allègement n’est attendu à court terme.”

“Si les indicateurs restent bien orientés, nous pourrons probablement organiser une ouverture un peu plus grande des écoles pour assurer l’alignement des réglementations sanitaires, toujours avec prudence”, a expliqué mardi le Premier ministre à l’Assemblée nationale. Edouard Philippe. Mais il a clairement insisté sur le fait que ces réouvertures étaient conditionnées par les résultats des indicateurs et le respect des principes sanitaires.

“Bien sûr, il est nécessaire d’ouvrir tous les lieux publics à la disposition de l’Etat, jusqu’aux autorités locales, c’est-à-dire la mairie, pour que les enfants puissent être réorganisés”, s’interroge sur BFMTV Rodrigo Arenas, coprésident du FCPE, l’une des principales fédérations de parents d’élèves.

Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer se concentre notamment sur le développement du “sport, de la santé, de la citoyenneté et de la culture (2S2C)” par les autorités locales pour permettre l’admission des enfants en dehors du cadre scolaire. Jusqu’à présent, environ 200 municipalités ont manifesté leur intérêt.

  • Chômage partiel pour les parents d’élèves sans école

Dans une chronique publiée le 13 mai, plusieurs pédiatres ont appelé les enfants à retourner à l’école, leur rappelant que selon les différentes études menées, ils étaient très peu contagieux et très peu porteurs. Ils ont ajouté qu’imposer une distance sociale excessive ou porter un masque pour les plus petits (crèches, maternelles ou école primaire) “n’est ni nécessaire, ni souhaitable, ni raisonnable”.

Si le gouvernement insiste sur la nécessité de reprendre les études, un “impératif social”, selon Jean-Michel Blanquer, Édouard Philippe a déjà indiqué mardi que depuis le 2 juin les parents d’enfants qui ne pouvaient être admis à l’école pour des raisons de santé “peuvent encore bénéficier des dispositions” sur le chômage partiel. “

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